La colonisation introduisit l'institution
en Gaule, et les "notaires gaulois" rédigeaient
des actes, notamment en vue de recenser les terres pour déterminer
l'assiette de l'impôt foncier.
L'institution disparaîtra avec les invasions barbares et
fera sa réapparition au IXème siècle en
vertu d'un capitulaire de Charlemagne.
A l'avènement du royaume
de France
Saint-Louis,
peu avant sa dernière croisade, en 1270, et Philippe
le Bel, en 1302, contribuèrent à développer
le rôle du notaire. On doit au premier la nomination,
au Châtelet, de 60 notaires qui instrumentent au nom
du prévôt. On doit au second l'extension de
la fonction notariale à l'ensemble des domaines placés
sous l'autorité du souverain.
De Villers-Cotterêts au siècle
des "lumières"
Au XVIème siècle, la France
est devenue une nation. En 1539, par l'ordonnance de Villers-Cotterêts,
François Ier préfigure ce que sera l'organisation
de la profession de notaire: les actes devront être rédigés
en français, la conservation devra en être assurée
et leur existence devra être consignée dans un
répertoire.
En 1597, Henri IV fait du notaire le détenteur
du sceau de l'Etat.

La Révolution et le 19ème
siècle
La Révolution n'a pas remis en cause
l'institution notariale. Dans la dernière phase du Consulat,
Bonaparte, consul à vie, donne au notariat, par la loi
du 25 ventôse an XI, un statut dont les fondements et
les grands principes n'ont pas été, pour l'essentiel,
modifiés depuis.
Le
20ème siècle
A l'issue du plus grand conflit
de tous les temps, l'ordonnance du 2 novembre 1945 dote le
notariat de structures institutionnelles et crée le
Conseil supérieur du notariat.
A partir de cette époque, la profession
connaît un développement considérable,
rendu, en particulier, nécessaire par la reconstruction
de la France à laquelle le notariat apporte une contribution
essentielle, dans les domaines juridiques et fiscaux.
Le droit connaît alors une évolution
fulgurante. Le pouvoir politique réforme la plupart
des institutions ou en crée de nouvelles, dans de très
nombreux domaines.
Dans le même temps, la réglementation
de l'urbanisme connaissait des dizaines de modifications ponctuelles,
tandis que deux droits nouveaux faisaient leur apparition :
celui relatif à la défense des consommateurs
et celui relatif à la défense de l'environnement.
Bref, en moins d'un demi-siècle,
le droit devait subir plus de modifications qu'il n'en avait
connues depuis cent cinquante ans.
Le notariat, au prix
d'efforts considérables, techniques et financiers
sut faire face et s'adapter à tous ces bouleversements.


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